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Quant aux Mythes, Platon déclare dans le Gorgias et le Phédon, qu'ils étaient les véhicules de grandes vérités qui valaient d'être cherchées. Toutefois, les commentateurs sont si peu en rapport avec le grand philosophe, qu'ils se voient obligés de reconnaître qu'ils ignorent "où le mythe commence et où la doctrine prend fin". Platon dissipa la superstition populaire au sujet de la magie et des démons, il transforma les idées exagérées de son époque, en théories rationnelles et en conceptions métaphysiques. Peut-être ne pourraient-elles résister à la méthode inductive de raisonnement établie par Aristote ; elles sont, néanmoins, satisfaisantes au plus haut degré, pour ceux qui admettent l'existence d'une faculté plus haute de connaissance ou d'intuition, pour servir de critérium de la vérité.

Toute sa doctrine étant basée sur la présence du Mental Suprême, Platon enseignait que le nous, l'esprit, ou âme rationnelle de l'homme, étant "engendré par le Père Divin", avait une nature apparentée, homogène même, à la Divinité, et qu'elle était capable de contempler, les réalités éternelles. Cette faculté de contempler la réalité d'une manière directe et immédiate, appartient à Dieu seul ; l'aspiration à cette connaissance constitue ce qu'on entend par philosophie – l'amour de la sagesse. [18] L'amour de la vérité fait partie de l'amour du bien ; de sorte que, prédominant tout désir de l'âme, la purifiant et l'assimilant au divin, il gouverne ainsi chaque acte de l'individu ; il amène l'homme à participer à la Divinité, à communier avec elle, et le rétablit à l'image de Dieu.

"Cetteenvolée", dit Platon, dans le Théététe, "consiste à se rendre pareil à Dieu et cette assimilation est le fait de devenir juste et saint par la sagesse." II a toujours été soutenu que la base de cette assimilation est la préexistence de cet esprit en nous. Dans l'allégorie du chariot tiré par les chevaux ailés, donnée dans le Phèdre, il représente la nature psychique comme composée ou double ; le thumos, ou partie épithumétique, est formé de la substance du monde des phénomènes ; Et le ??µ?e?d??, thumoeides, dont l'essence est en relation avec le monde éternel. La vie terrestre actuelle est une chute et une punition. L'âme réside dans "le tombeau que nous nommons le corps", et, dans son état incorporé, avant d'avoir été soumis à la discipline de l'éducation, l'élément noëtique, ou spirituel, est "dormant". La vie est donc un rêve, plutôt qu'une réalité. Comme les captifs dans la grotte souterraine, décrite dans La République, le dos tourné à la lumière, nous ne percevons que l'ombre des objets et nous les prenons pour les objets eux-mêmes. N'est-ce pas là la notion de